La perte d’odorat, symptôme roi de la pandémie Covid

La perte d’odorat, symptôme roi de la pandémie Covid


Qu’est ce qui fait qu’un jour on se met à souffrir de trouble de l’odorat ? Vous aurez remarqué que le nez bouché va avec tous les bobos de l’hiver. Mais nez bouché ne veut pas obligatoirement dire perte de l’odorat. C’est paradoxal mais réel.  Il y a aussi les cas connus comme ceux des fumeurs qui sentent de moins en moins bien ou plutôt qui s’apparentent à ce phénomène, très curieux mais que chacun de nous connaît, de l’accoutumance à sa propre odeur… Une vraie curiosité de la nature…

Il a fallu la pandémie le virus de la covid pour découvrir une de ces complications extrêmement désagréables parfois le seul signe annonciateur de l’infection. Le monde a découvert le nom savant de la perte d’odorat : l’anosmie.

Le traumatisme crânien, cause principale

En dehors de l’infection la cause est d’abord le traumatisme crânien… et puis, surtout l’âge. A partir de la naissance, on perd 1 % de ses capacités tous les ans. Faites le compte, le cinquantenaire perçoit moitié moins d’odeur que le nouveau-né, ce qui est beaucoup. S’ajoute à cela certaines maladies comme le diabète ou le Parkinson, des causes toxiques comme certaines vapeurs, les tumeurs du cerveau ou les malformations. Mais pour être réaliste la première cause avant la Covid était de très loin la présence de polypes au plus profond de notre nez.

Le polype est une tumeur bénigne dont le désagrément est l’espace qu’il occupe. Un trop gros espace dans le nez, égal un nez bouché. C’est le cas de bien des allergiques. Pour eux, il existe des anti-inflammatoires d’application locale parfaitement capables d’améliorer le symptôme. On peut tout simplement les enlever, ces polypes mais c’est une intervention chirurgicale, alors on réfléchit un peu avant. 

Les problèmes d’odorat ont aussi une autre originalité. Contrairement à la vision et les lunettes, l’audition et les prothèses, il n’existe pas, d’appareil de remplacement mais pour savoir si un traitement médical s’impose, la médecine a mis au point un olfactomètre… Un appareil qui permet de mesurer l’odorat et surtout le déficit réel. On vous propose de respirer 5 types d’odeur, certaines désagréables, à des concentrations différentes et l’appareil étalonne vos performances.

Et il faut avoir à l’esprit que la perte de l’odorat est souvent aussi brutale que sa récupération, très souvent, sans que l’on s’en rende compte. C’est le cas dans la majorité des atteintes dues à la Covid.

Pas de médicaments spécifiques

Il n’existe pas de médicaments spécifiques de l’odorat, plutôt des techniques de rééducation. Ce sont des méthodes amusantes qui consistent à respirer des flacons d’odeurs diverses, mais très typées, comme la rose, la menthe ou le citron, plusieurs fois par jour, pendant dix secondes et pendant trois mois.

C’est assez efficace… et sans effets secondaires !

Cela ne marche pas dans tous les cas parce qu’il y a, en particulier en cas de traumatismes crâniens importants, des gens qui ne retrouvent jamais leur odorat.

D’un point de vue médical, l’odorat a un rôle en dehors du plaisir des parfums. C’est d’ailleurs bien souvent lorsqu’il vient à manquer que l’on prend conscience de l’importance qu’il joue dans quelques-unes de nos activités les plus courantes :  la régulation de l’alimentation, l’appréhension de notre environnement olfactif, agréable ou gênant, ou encore la détection d’odeurs dangereuses.  Et puis souvenez-vous de “l’aile ou la cuisse” et de pauvre Louis De Funes crtique gastronomique privé du gout…






















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