Un cas de poliomyélite paralysante confirmé, l’inquiétude de centaines d’infections au virus à New York

Un cas de poliomyélite paralysante confirmé, l’inquiétude de centaines d’infections au virus à New York

Les autorités sanitaires américaines mettent en garde la population sur la présence de cette souche et invite à la vaccination.

La maladie qui était censée avoir été éradiquée dans certains pays a fait sa réapparition. Certaines souches virales ont été identifiées dans certains pays comme le Royaume-Uni, le Pakistan, en Afrique…

Et les Etats-Unis s’inquiètent d’une propagation possible après la confirmation d’un cas de poliomyélite paralysante dans le comté de Rockland dans l’État de New York fin juin, comme le rapporte le Center for Infectious Disease Research and policy, le Cidrap.

La personne infectée est un jeune homme qui s’est rendu à l’hôpital après la paralysie d’une de ses jambes. Le diagnostic a rapidement été effectué.

Le patient qui n’était pas vacciné a été exposé à une souche virale, mais comme il n’avait pas voyagé, il a été contaminé aux Etats-Unis.

Une maladie contagieuse et dangereuse

Comme le stipule l’institut Pasteur, la poliomyélite est une “maladie très contagieuse provoquée par un virus (le poliovirus) qui envahit le système nerveux et qui peut entraîner en quelques heures des paralysies irréversibles“.

Les premiers symptômes sont grippaux : fièvre, fatigue, maux de tête avant des vomissements et une raideur dans la nuque et la paralysie de plusieurs membres.

Ce virus se transmet essentiellement par voie féco-orale en particulier par l’intermédiaire d’eau souillée.

L’alerte des autorités new-yorkaises

Le département de la Santé de l’État de New York a alerté jeudi 4 août la population sur la présence du poliovirus dans les échantillons d’eaux usées dans plusieurs endroits différents et invite les enfants et les adultes qui ne seraient pas vaccinés à le faire rapidement.

Les autorités sanitaires précisent que la propagation de la maladie est à prendre au sérieux.

“L’analyse de séquence par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a révélé que sept échantillons positifs provenant à la fois du comté de Rockland (trois) et du comté d’Orange (quatre) sont génétiquement liés au cas individuel de poliomyélite paralysante précédemment identifié chez un résident du comté de Rockland. Ces découvertes fournissent une preuve supplémentaire de la transmission locale – et non internationale – d’un virus de la poliomyélite qui peut provoquer une paralysie et une propagation potentielle dans la communauté.”

Des possibles mutations sur la souche isolée

La souche qui a été identifiée et qui a contaminé le jeune homme est proche de celle utilisée dans le vaccin oral contre la poliomyélite, l’OPV qui contient des souches actives du virus qui ne rendent pas malades.

Mais si ces souches mutent, elles peuvent redevenir toxiques. Donc si une personne entre en contact avec une telle souche qui a muté et qu’elle n’est pas vaccinée, elle peut contracter la maladie.

Ce vaccin oral administré dans des certains pays pour son moindre coût, n’est pas celui utilisé aux Etats-Unis, ni en Europe, qui eux, ont opté une version inactive du virus.

L’urgence de se faire vacciner pour éviter une propagation

La commissaire à la Santé de l’État de New-York a spécifié qu’il fallait s’attendre à des centaines d’infections.

“Sur la base des épidémies de poliomyélite antérieures, les New-Yorkais devraient savoir que pour chaque cas de poliomyélite paralysante observé, il peut y avoir des centaines d’autres personnes infectées“.

Une information peu rassurante, mais qui montre la nécessité de se faire vacciner, pour maintenir l’immunité à un niveau élevé. Les personnes qui ne sont pas vaccinées sont ainsi exposées à un risque de contamination.

La propagation du virus est suivie de très près par les instances sanitaires. Une enquête est en cours pour remonter à l’origine de la contamination.

Rappelons que depuis 2015, une centaine de cas ont été recensés dans le monde et qu’avant la vaccination, la maladie touchait plus de 600 000 enfants par an.

D’ailleurs le programme de vaccination lancé par l’OMS sert pour l’éradication de la maladie.

Leave a Comment

Your email address will not be published.