Monaco, la tête baissée / C1 / 3e tour / PSV-Monaco (3-2, a.p.) / SOFOOT.com

Monaco, la tête baissée / C1 / 3e tour / PSV-Monaco (3-2, a.p.) / SOFOOT.com

Un an après le fiasco de Donetsk, l’AS Monaco s’apprête, une nouvelle fois, à retrouver la Ligue Europa après sa défaite face au PSV (3-2, a.p.). Un revers aussi brutal qu’un coup de volant au dernier moment alors que la Ligue des champions se profilait au bout de l’allée. Simple erreur de parcours ou véritable tendance ? Seule la suite de la saison apportera des réponses.

Axel Disasi a beau répéter que l’AS Monaco était sans doute la meilleure équipe lors de cette double confrontation face au PSV Eindhoven, il n’existe qu’une seule vérité : celle du terrain. À ce petit jeu, ce sont bien les Néerlandais qui ont gagné et qui tenteront de rallier la Ligue des champions à la fin du mois. Pour les Rouge et Blanc, il faudra se contenter, encore une fois, de la petite sœur, la Ligue Europa, et des rendez-vous européens le jeudi soir. La C1 fait pourtant partie de son ADN, comme en témoignent leurs deux dernières épopées, mais l’ASM semble avoir rangé au placard smokings, strass et paillettes depuis quatre ans. Il va maintenant falloir remettre le bleu de chauffe pour sauver une saison déjà entachée d’un accroc.

Un manque de chance et de Tchouaméni

Qu’il semble loin le temps où le club de la Principauté faisait rêver l’Hexagone et enflammait l’Europe au cœur du printemps 2017. Dernière véritable campagne européenne couronnée de succès, celle-ci a laissé place à de piteuses performances sur le Vieux Continent pour l’ASM. Deux puis un point en phase de poules les deux saisons suivantes, avant un retour en Ligue Europa à la rentrée dernière, pas franchement plus emballant. Sorti en tête, sans convaincre, de son groupe, Monaco s’était ensuite incliné, sans vraiment combattre, face à Braga dès les huitièmes. Indigne de ce sang européen qui coule dans les veines des Asémistes depuis le milieu des années 90.

Plutôt que de s’inspirer de ce glorieux passé, Philippe Clement et ses hommes ont préféré jouer le remake de la bataille disputée face au Shakhtar Donetsk, il y a moins d’un an. Preuve que certaines erreurs n’ont pas été assimilées sur le Rocher. La première ? Celle de choisir de ne pas remplacer Aurélien Tchouaméni, dont le départ était pourtant largement envisagé depuis plusieurs mois, avant cette échéance capitale. Parti en direction de Madrid à la mi-juin, l’international français a vu Eliot Matazo lui succéder dans l’entrejeu monégasque. Sans réellement passer à côté ce mardi soir, le jeune Belge n’a pas encore l’étoffe du néo-Madrilène. Il n’en reste pas moins que cette absence aura coûté cher à l’ASM et la liste des dégâts pourrait bien encore s’allonger dans les semaines qui viennent.

Savoir conclure

Après le court-terme et l’arrivée d’un numéro six qui devrait tout de même intervenir dans les prochaines semaines – reste désormais à voir de quel calibre -, les Rouge et Blanc vont également devoir vite se reprendre pour ne pas voir cet échec européen ruiner leur saison de Ligue 1. L’an passé, les Monégasques avaient pris un sacré coup derrière la tête après Donetsk et n’étaient parvenus à se la remettre à l’endroit qu’au printemps, sauvant ainsi leur saison. Avec Rennes, Lens et Paris au programme d’ici la fin du mois, Philippe Clement et ses hommes n’auront pas le luxe de pouvoir s’économiser d’ici la prochaine trêve. Et si les joueurs du Rocher semblent prêts physiquement, il leur faudra également parvenir à définitivement tenir un résultat. Sauvés sur le gong par la VAR puis par Nübel face à Strasbourg samedi, les Monégasques ne pourront pas se permettre de systématiquement perdre pied à la moindre fin de match tendue. Une sale habitude débutée en Ukraine l’été dernier, poursuivie à Lens au printemps et une nouvelle fois entretenue ce mardi soir au Philips Stadion. Seul point positif de cette soirée pour Wissam Ben Yedder et ses collègues : un calendrier désormais allégé pour les prochaines semaines, avec deux rencontres en moins à disputer d’ici la fin août. Pas sûr que cela ne suffise pour les consoler.

Monaco prend la porte face au PSV

Par Florian Porta

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