Citronnelle, vêtements, peaux sucrées… Comment affronter les piqûres de moustiques ?

Citronnelle, vêtements, peaux sucrées… Comment affronter les piqûres de moustiques ?

Les revoici. Les « bzz bzz » incessants en pleine nuit qui nous sortent de notre sommeil. Avec les fortes chaleurs, les moustiques – animal sans doute le plus détesté au monde – font leur grand retour. Ils nous démangent tout l’été et nous laissent des traces peu appréciables sur la peau. Mais qui sont-ils ? Tentent-ils réellement d’éradiquer l’espèce humaine ? Et surtout, comment y faire face ? 20 Minutes vous dit tout (attention, vous en avez un sur l’avant-bras, là).

La piqûre de moustique pour les nuls

S’il y a une chose à retenir sur les moustiques, c’est qu’ils ne nous embêtent pas par pure méchanceté. S’ils viennent sur notre peau, c’est dans l’unique but de se nourrir… grâce à notre sang. C’est ce qu’on appelle un insecte hématophage. « La bestiole va injecter un produit dans notre peau pour que le sang soit plus liquide, afin qu’il soit plus simple à aspirer », explique le Docteur Marc Perrussel. C’est ce produit injecté – un venin – qui produit la réaction cutanée. « C’est une réaction de type urticaire. La peau gonfle, et cela provoque des démangeaisons », ajoute le dermatologue.

Bien sûr, le moustique n’est pas aussi coriace dans toutes les régions. C’est là où il fait le plus chaud qu’on peut plus facilement le trouver. Car comme les vacanciers, les moustiques sont friands de soleil. « Les piqûres s’infectent beaucoup plus facilement dans ces endroits, parce que le soleil a une fonction immunosuppressive qui va diminuer nos défenses », prévient le Docteur Marc Perrussel.

Par ailleurs, avec les effets du réchauffement climatique, les moustiques pourraient faire leur apparition bien plus tôt dans l’année. De quoi faire peur à celles et ceux qui assurent « avoir des peaux sucrées » et qui devront cohabiter avec leurs ennemis dès le mois de mars. Mais d’après le dermatologue, l’idée que certaines peaux sont des cibles privilégiées est un mythe. « Cela ne dépend pas du sucré de la peau, mais de l’odeur dégagée », compare Marc Perrussel.

Attention toutefois, dans des lieux plus tropicaux, le moustique ne s’arrête pas à la simple piqûre. Il peut transporter certains virus ou parasites. « Leur venin peut alors être vecteur de transmission d’un certain nombre de maladies, plus ou moins néfastes », alerte le dermatologue.

Le bon réflexe

Il n’y a pas de remède miracle pour s’armer contre les moustiques, « à part se couvrir le plus possible », recommande le Docteur Marc Perrussel. La moustiquaire reste donc le meilleur allié pour se protéger sans avoir à dormir dans une combinaison de ski. Quelques astuces existent tout de même pour éloigner les nuisibles. La citronnelle est, par exemple, un excellent répulsif. Mais de peur de faire fuir également les humains, d’autres plantes sont tout aussi efficaces, comme le géranium ou l’eucalyptus.

Avant de s’asperger de toutes sortes de fleurs, sachez que le moustique aime bien déjeuner en paix, comme Stephan Eicher. « Si vous êtes dans un restaurant, autour d’une table avec de grandes nappes, il est préférable de ne pas mettre ses jambes en dessous. Sous la table, ce sera un refuge pour le moustique, car il n’y aura pas de courant d’air et il pourra vous dévorer avec beaucoup de plaisir », avance le dermatologue. Oubliez également les soirées estivales sur les balcons, car les lumières artificielles attirent de nombreux parasites.

La fausse bonne idée

Tranche de citron, vinaigre, les recettes de grand-mère pour soigner les piqûres sont pleines d’imagination. Mais sont-elles vraiment efficaces ? Oui, elles peuvent aider, indique le Docteur Marc Perrussel. « Elles ont en commun d’avoir un effet décongestionnant, lequel diminue les conséquences de l’œdème », explique le dermatologue. Mais selon ce dernier, le meilleur remède reste les antihistaminiques. « Ils vous permettront d’éviter les démangeaisons », cite le docteur qui conseille également de désinfecter la zone concernée « pour éviter la surinfection ».

S’il n’est pas conseillé de gratter après une piqûre, Marc Perrussel insiste sur ce qu’il appelle « un réflexe spontané ». « C’est normal avec les démangeaisons. Il faut juste trouver le moyen d’arrêter de se gratter », recommande-t-il.

Ça leur est arrivé

Lors d’un séjour entre amis en Corse, Margot a eu la mauvaise surprise d’être piquée par un moustique… sauf que la jeune vacancière est allergique. Ce n’était pas sa première réaction, et sûrement pas la dernière. « Ça ne me le fait pas à chaque piqûre, heureusement, ça doit dépendre du type de moustique », imagine-t-elle. Mais la sensation n’est pas agréable. « Ma peau se tend et je sens qu’elle gonfle énormément. Puis ça se diffuse, la zone devient plus large et je sens que ça chauffe », se souvient la vacancière.

Pour les piqûres les plus coriaces, Margot doit même prendre de la cortisone. Sauf que ce traitement se fait sur ordonnance. Et que les piqûres ne peuvent pas toujours être anticipées.

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