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Cancer du sein et acides oméga-3 en prévention

En 2018, plus de 58 000 nouveaux cas de cancer du sein ont été diagnostiqués en France. Recensent plus de 12 000 décès. De nombreuses études s’intéressent aux facteurs protecteurs contre le cancer du sein. Dernièrement, des chercheurs chinois ont mené une étude sur l’effet de la consommation d’acides gras oméga-3 sur le risque de cancer du sein, en fonction de différents paramètres. Explications.

Cancer du sein et acides gras oméga-3

Le cancer du sein est l’un des plus fréquents chez la femme. L’incidence de ce cancer continue à augmenter, malgré les progrès de diagnostiques et thérapeutiques qui ont permis de réduire la mortalité au cours de ces dernières années. Une meilleure connaissance à la fois des facteurs de risque et des facteurs protecteurs constitue un axe essentiel dans la lutte contre le cancer du sein.

Dans ce contexte, des chercheurs se sont récemment intéressés aux acides gras polyinsaturés, et notamment aux acides gras oméga-3, en lien avec le risque de cancer du sein.

À savoir ! Les acides gras oméga-3 sont des acides gras polyinsaturés, synthétisés à partir de l’acide alpha-linolénique. L’organisme humain ne sachant pas le synthétiser, sa source unique vient de l’alimentation. A partir de ce composé, l’organisme peut synthétiser l’acide eïcosapentaènoïque (EPA) et l’acide docosahexaènoïque (DHA). Cependant, la synthèse par l’organisme du DHA étant très faible, il est également important de couvrir ses besoins par l’alimentation.

Les bénéfices de l’oméga-3

Les chercheurs ont mené une étude sur les habitudes alimentaires de 1589 femmes chinoises diagnostiquées pour un cancer du sein. Ils ont comparé leurs données avec celles de 1621 femmes en bonne santé. Leur analyse montre que des apports supérieurs en acides gras oméga-3, d’origine marine ou non, sont associés à une diminution du risque de cancer du sein.

Les apports alimentaires en chacun des différents acides gras oméga-3 étaient significativement reliés avec la diminution du risque de cancer du sein :

  • L’acide alpha-linolénique ;
  • L’EPA ;
  • L’acide docosapentaènoïque ;
  • Le DHA.

L’effet était le plus significatif pour le DHA.

Penser aux aliments riches en acides gras oméga-3 à la préménopause

Ce lien entre apports alimentaires en acides gras oméga-3 et risque de cancer du sein était variable selon le statut des femmes de l’étude. Par ailleurs, le lien était plus important chez les femmes en préménopause et chez les femmes atteintes de certaines formes de tumeurs du sein. Par ailleurs, la diminution du risque de cancer du sein avec l’augmentation des apports alimentaires en acides gras oméga-3 était significatif chez les femmes en surpoids ou obèses, mais pas chez les femmes de corpulence normale.

Quel est l’importance des oméga-3 pour se protéger du cancer du sein ?

Ces nouvelles données suggèrent l’intérêt des apports alimentaires en acides gras oméga-3 pour se protéger du cancer du sein. Ces apports sont d’autant plus importants au moment de la préménopause. Cette étude confirme une fois de plus l’importance de l’alimentation face au cancer. Les aliments riches en acides gras oméga-3 sont donc à privilégier chez les femmes avant la ménopause. Pensez ainsi à consommer davantage de fruits de mer (huîtres, moules, crevettes, crustacés) et de fruits à coques (noix, noisettes, amandes, pistaches). Plus simplement, pensez à varier vos huiles végétales lors de vos assaisonnements (lin, noix, soja, colza…). Et mangez plus de légumes verts à feuilles (épinards, mâche, laitue) ainsi que d’avocat.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources

– Association of dietary intake of n-3 polyunsaturated fatty acids with breast cancer risk in pre- and postmenopausal Chinese women. journals.lww.com. Consulté le 8 août 2022.

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