un patient hospitalisé partage son expérience

un patient hospitalisé partage son expérience

Royaume-Uni – Plus de 18 000 cas de variole du singe ont maintenant été signalés à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans 78 pays, dont plus de 70 % dans la région européenne et 25 % dans la région des Amériques. L’OMS a qualifié l’épidémie d’ « urgence de santé publique de portée internationale ».

Militant de l’association caritative pour la santé sexuelle Positively UK, Harun Tulunay qui a récemment reçu un traitement hospitalier pour la variole du singe, a récemment partagé son expérience de la maladie sur les réseaux sociaux. Medscape UK s’est entretenu avec lui.

L’expérience individuelle de la variole du singe

Harun Tulunay a décrit comment son infection par le monkeypox « a commencé comme n’importe quelle autre infection virale – forte fièvre et ganglions enflés ». À l’époque des coronavirus, « je pensais que c’était le Covid », dit-il. Il a effectué de nombreux tests Covid, qui se sont tous révélés négatifs. « La fièvre montait, montait, montait, et la fièvre entraînait aussi des douleurs – c’était un peu effrayant ».



Harun Tulunay

 

Au départ, Harun avait une seule ampoule sur le nez – qui a commencé comme un « petit point blanc », puis s’est étendue sur son nez. Peu de temps après, « je ne pouvais plus avaler, manger ou boire », dit-il. Il a été admis à l’hôpital et a reçu des antibiotiques pour traiter la lésion sur son nez et « après cela, d’autres lésions sont apparues », sur ses mains, ses jambes et ses pieds. Le résultat du test de dépistage de la variole du singe étant positif, il a été mis sous tecovirimat, un médicament approuvé pour le traitement de la variole du singe par l’EMA et la MHRA, et deux jours plus tard, dit-il, « les choses ont commencé à aller mieux ».

Dans son rôle de défenseur de la santé sexuelle, Harun dit qu’il « veut simplement donner aux gens les moyens » de prendre le contrôle de leur vie et de contribuer à éradiquer la stigmatisation.

« En ce moment, l’accent est mis sur la variole du singe », dit-il, « mais si vous me demandez, ou à toute personne vivant avec le VIH, en particulier les personnes qui ont survécu à la pandémie de VIH, à la pandémie de SIDA, la direction est très similaire – la stigmatisation, l’étiquetage par le public, le fait de blâmer la communauté gay pour cela, tout va exactement dans le même sens ».

Son objectif de plaidoyer a un peu changé à la suite de la variole du singe. « Nous avons beaucoup de gens qui partagent, les médecins partagent beaucoup d’informations épidémiologiques, alors je me concentre sur les [aspects] mentaux parce que personne ne parle de la psychologie de la maladie », a-t-il déclaré. Dans une récente interview pour l’OMS, Harun a expliqué que toutes les questions sans réponse avaient eu des répercussions sur sa santé mentale.

 

Nous avons beaucoup de gens qui partagent, les médecins partagent beaucoup d’informations épidémiologiques, alors je me concentre sur les [aspects] mentaux parce que personne ne parle de la psychologie de la maladie.
Harun Tulunay

 

Conseils de quelqu’un qui a eu la variole du singe

« Faites attention aux symptômes, soyez attentif et parlez-en », a conseillé Harun. Les professionnels de la santé ne sont pas tous au courant de l’infection, il faut donc que les gens soient « leur meilleur défenseur », a-t-il insisté. Les lésions peuvent se trouver dans une partie du corps que vous ne pouvez pas voir, il est donc important de « vérifier le corps de votre partenaire ». Il a également recommandé de « se faire vacciner » si le vaccin est proposé.

Si quelqu’un s’inquiète d’avoir contracté la variole du singe, « ne paniquez pas » car la plupart des cas sont bénins, a rassuré Harun. « Il faut connaître les symptômes, appeler l’hôpital et ne pas sortir », a-t-il ajouté. Il a exhorté les gens à ne pas tirer de conclusions hâtives et à ne pas rejeter la faute sur le sexe ou la communauté et à ne pas stigmatiser la situation car « la stigmatisation est pire que le virus lui-même ».



Harun Tulunay

 

Lorsqu’on lui a demandé comment il allait maintenant, Harun a répondu : « Je vais très bien ! », et a dit qu’il n’avait pas ressenti d’effets durables de l’infection.

À l’avenir, il veut montrer aux gens que, bien qu’il ait été gravement atteint de la variole du singe et qu’il ait dû être hospitalisé, il « s’en est remis et se sent bien ». Enfin, il veut montrer que nous devons tous être « prévenants et gentils les uns envers les autres ».

 

Nous devons tous être prévenants et gentils les uns envers les autres  
Harun Tulunay

 

Pour en savoir plus sur la variole du singe, consultez notre centre de références dédié.

 

L’article a été publié initialement sur Medscape.fr sous l’intitulé Monkeypox Perspectives: The Sexual Health Advocate Who Became a Patient and the Public Health Expert. Traduit par Stéphanie Lavaud.

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