Adrénaline (médicament) : effets, quand, risques

Adrénaline (médicament) : effets, quand, risques

L’adrénaline est une hormone principalement produite par les glandes surrénales (localisées au-dessus des reins) en réponse au stress, à la peur, à la colère et à l’épuisement. Elle est utilisée en traitement d’urgence. Dans quelles indications ? Quels médicaments ? Sous quelles formes ? Quels sont les dangers et les effets secondaires ?

Quels sont les effets de l’adrénaline ?

C’est une substance permettant de lutter contre l’hypotension artérielle par son action cardiaque (augmente la fréquence et les contractions du cœur) et son action vasoconstrictrice (diminue le diamètre des vaisseaux). L’adrénaline entraîne une réduction de la respiration sifflante et des difficultés à respirer. De plus, elle traite les symptômes survenant lors d’un choc anaphylactique (choc allergique) : démangeaisons, bouffées de chaleur, angioœdème (gonflement des tissus sous la peau).  

Indications : quand prendre de l’adrénaline ? 

Les médicaments à base d’adrénaline sont principalement employés comme traitements d’urgence d’un choc anaphylactique. Un patient à risque doit toujours avoir son traitement avec lui dans une trousse de secours. Un choc anaphylactique (ou choc allergique) peut être causé par des aliments (arachide, lait de vache), des médicaments (antibiotiques), une morsure (veuve noire, tique), une piqûre (abeille, guêpe), un effort physique ou d’autres allergènes. Par ailleurs, l’adrénaline est indiquée dans le traitement de détresses cardio-circulatoires et le traitement de l’arrêt cardiovasculaire. Dans un contexte allergique, l’adrénaline ne doit pas être utilisée chez les enfants de moins de 15 kg sauf en cas d’un risque de décès ou d’une décision médicale. Dans les autres indications, il n’y a pas de limite minimale d’âge.

L’adrénaline exerce une action sur le cœur (stimulation), sur les vaisseaux sanguins et sur les bronches (augmentation du calibre des bronches, action relaxante). De plus, elle bloque la libération des médiateurs de l’inflammation et de l’allergie. En cas de choc anaphylactique, une injection d’adrénaline doit être réalisée dès la survenue des premiers signes de réaction allergique grave. Le délai d’action est très rapide, au maximum quelques minutes. Pour favoriser l’absorption de la substance active, la zone autour du site d’injection doit être massée. En l’absence d’amélioration des symptômes au bout de 5 à 15 minutes, une seconde injection avec un nouveau stylo devra être réalisée. 

Sous quelle forme prendre de l’adrénaline ?

L’adrénaline s’administre par voie injectable. La solution médicamenteuse se présente sous trois formes : 

  • en stylo prérempli
  • en seringue préremplie
  • en ampoule

Le stylo est destiné à un usage unique

En cas de réaction anaphylactique, l’adrénaline se présente sous forme d’un stylo ou d’une seringue préremplie (dispositif auto-injecteur) destiné à la voie intra-musculaire (effet plus rapide que par voie sous-cutanée). Cette forme permet de sécuriser la dose délivrée et de gagner du temps. Le stylo doit être jeté après utilisation, il est destiné à un usage unique. L’injection s’effectue au niveau de la face antéro-latérale de la cuisse et non dans le muscule fessier. Il est possible d’injecter la solution au contact direct de la peau ou au travers des vêtements en formant un angle de 90° avec la surface de la cuisse. Dans un contexte de réanimation, l’adrénaline peut être administrée par voie intraveineuse (adrénaline en ampoules) par un professionnel de santé expérimenté. 

L’adrénaline est-elle disponible sans ordonnance ?

Les médicaments à base d’adrénaline sont uniquement disponibles sur présentation d’une ordonnance.

Quels sont les dangers et effets secondaires de l’adrénaline ?

La survenue d’effets indésirables dépend de la dose utilisée et de la sensibilité du patient. Les effets secondaires les plus fréquemment rapportés à faible dose sont :

► Des troubles cardio-respiratoires tels que des palpitations cardiaques, des difficultés respiratoires et des troubles digestifs comme des nausées et des vomissements.

► De même un refroidissement des extrémités, des sueurs, des étourdissements, des tremblements, des maux de tête et une anxiété peuvent être observés. 
► De manière moins fréquente, l’adrénaline peut entraîner des hallucinations, des pertes de connaissance, des tremblements musculaires, des difficultés à uriner, et des troubles métaboliques comme une hyperglycémie, une carence en potassium.
Chez les patients ayant une sensibilité à l’adrénaline ou recevant une forte dose, des effets graves peuvent se manifester : anomalies de la fréquence cardiaque (arrêt cardiaque), hypertension artérielle (pouvant aller jusqu’à l’hémorragie cérébrale), rétrécissement du diamètre des vaisseaux sanguins (au niveau de la peau, des muqueuses et des reins). Certains traitements à base d’adrénaline contiennent du métabisulfite de sodium pouvant induire des crises d’asthme et des réactions allergiques bénignes à graves (risque de décès).  

Quelles sont les contre-indications à l’adrénaline ?

Les contre-indications de l’adrénaline sont : 

  • une allergie connue à l’un des composants
  • des troubles du rythme cardiaque
  • une myocardiopathie obstructive (maladie affectant la paroi musculaire du cœur)
  • une insuffisance coronarienne

L’adrénaline étant utilisée en situation d’urgence, les contre-indicatives sont relatives et peuvent parfois ne pas être prises en compte au bénéfice de la survie du patient. Dans ce cas, la balance bénéfice-risque sera évaluée par le médecin.

Sources : 
– Base de données publique des médicaments 

– Vidal 

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