Vaccination contre la COVID-19: la prochaine campagne sera importante, selon le Dr Boileau

Vaccination contre la COVID-19: la prochaine campagne sera importante, selon le Dr Boileau

Si seulement la moitié des Québécois envisagent de recevoir une nouvelle dose de vaccin contre la COVID-19 cet automne, la Santé publique prévient que la prochaine campagne de vaccination, qui débutera le 15 août, sera importante.

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Pour la première fois depuis sept semaines, on observe une diminution de la transmission de la COVID dans tous les groupes d’âge, a souligné le Dr Luc Boileau, directeur national de Santé publique, en point de presse jeudi.

Québec rapportait jeudi 1389 nouveaux cas. Un total de 2136 personnes était également hospitalisé avec la COVID. La majorité d’entre elles s’est néanmoins présentée à l’hôpital pour un autre problème de santé.

«Le portrait de la situation actuelle est vraiment encourageant pour la suite, a-t-il déclaré. Un peu partout dans le monde, c’est la même situation, il y a une baisse.»

Pour le Dr Boileau, cela ne signifie toutefois pas que la pandémie est terminée. Comme il est fort probable que la rentrée ait pour effet de relancer les infections, la Santé publique considère que la prochaine campagne de vaccination sera importante en particulier pour les personnes les plus à risque de développer des complications après avoir contracté le virus.

Néanmoins, Québec ne prévoit pas de réinstaurer des mesures obligatoires. «Il nous faudrait des motifs épidémiologiques pour le faire», a remarqué le Dr Boileau. Pour l’heure, la Santé publique se contentera de continuer de formuler des recommandations.

Campagne de vaccination

La nouvelle campagne de vaccination commencera donc le 15 août. La Santé publique vise d’abord les milieux de vie accueillant des personnes âgées ou vulnérables, comme les CHSLD et les résidences pour personnes âgées.

«Comme ce fut le cas pour les dernières fois, il ne sera pas requis pour ces personnes-là de prendre rendez-vous, parce que les équipes vont se déplacer dans ces milieux de vie pour offrir la vaccination», a exprimé le Dr Luc Boileau.

Par la suite, la campagne de vaccination sera élargie progressivement au reste de la population. Tous les renseignements à cet effet seront communiqués d’ici la mi-août.

Sondage

Un sondage Léger révélait que près de 40% des Québécois n’ont pas l’intention d’aller chercher une nouvelle dose de vaccin contre la COVID-19 au cours des prochains mois.

«Ces personnes devraient m’écouter plus souvent», a lancé à la blague le directeur national de Santé publique, avant de souligner que «l’immunité acquise par l’infection ou par la vaccination, ça baisse avec le temps.»

Le Dr Boileau invite également la population à ne plus compter les doses. «On parle maintenant de doses de rappel (…), a-t-il expliqué. Si ça fait 5 mois ou plus que vous avez eu une dernière dose, c’est le temps d’aller la chercher.»

Par ailleurs, la proportion considérable de Québécois qui ne comptent pas aller se faire vacciner cet automne n’inquiète pas le directeur de Santé publique, pour autant que celle-ci représente les gens moins à risque.

Vaccination des enfants

Le Dr Luc Boileau a également fait le point sur la vaccination des enfants. Si peu d’entre eux ont reçu le vaccin au cours des dernières semaines, ce serait en partie en raison des vacances d’été, mais aussi parce qu’une «quantité importante d’enfants» a été infectée par le virus récemment.

Le directeur de Santé publique a rappelé que la décision de faire vacciner les enfants revient aux parents, tout en soulignant que «la vaccination a des bénéfices importants».

Par ailleurs, il a affirmé que la Santé publique ne s’est pas donné d’objectif pour la vaccination des enfants. «Ce qui importe pour nous, ce sont les enfants vulnérables», a-t-il dit.

Variole simienne

Comme le nombre de cas de variole simienne continue d’augmenter à travers la province, la Santé publique a pris la décision d’élargir l’accès au vaccin contre ce virus à «tous les hommes du Québec, s’ils ont ou prévoient avoir des relations sexuelles avec d’autres hommes».

Rappelons qu’en date du 2 août, 373 cas de variole simienne avaient été déclarés au Québec.

«Notre inquiétude, c’est de voir une expansion [de la variole simienne] à d’autres régions», a souligné Luc Boileau, en rappelant que la Santé publique fait également des efforts de prévention et de dépistage.

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