Le LIH étudie les réactions allergiques aux cacahuètes

Le LIH étudie les réactions allergiques aux cacahuètes

L’équipe a tenté de comprendre l’ensemble des différents mécanismes de la réponse immunitaire. Les résultats sont extrêmement encourageants pour tenter de mieux connaître cette pathologie.

Une démarche novatrice

Simon MARTIN

L’équipe a tenté de comprendre l’ensemble des différents mécanismes de la réponse immunitaire. Les résultats sont extrêmement encourageants pour tenter de mieux connaître cette pathologie.

17 millions, c’était, en 2020, le nombre d’Européens concernés par une allergie aux arachides. Entre 2005 et 2015, le nombre de personnes souffrant de cette affection a doublé et celui-ci ne cesse de grimper depuis. Pourtant, encore aujourd’hui, la cause de ce mal reste méconnue. Ce que l’on sait par contre, c’est que les réactions peuvent être plutôt légères mais peuvent également, dans certains cas, entraîner de graves complications pouvant aller jusqu’à la mort. 


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Autant dire que le problème est profond et qu’il mérite toute notre attention. Le Luxembourg Institute of Health (LIH) ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Après avoir révélé les résultats de son étude pionnière concernant les polluants présents dans les cheveux des enfants, l’institut souhaite désormais s’attaquer aux allergies liées aux arachides.

Plus concrètement, le LIH a décrypté la réponse immunitaire en temps réel de sujets souffrant de ces allergies. «Cette enquête, la première du genre, a permis d’identifier des marqueurs biologiques chez les enfants qui pourraient aider le monde clinique à évaluer comment et dans quelles circonstances un enfant pourrait réagir, avec des implications futures pour de meilleurs traitements et stratégies de prévention», note l’institut dans un communiqué.

Les traitements manquent cruellement

Une démarche novatrice donc alors que, comme expliqué ci-dessus, les traitements manquent. «Les options thérapeutiques sont assez limitées, ce qui signifie que les systèmes de santé sont de plus en plus sollicités et qu’il existe un besoin urgent de nouvelles solutions thérapeutiques et diagnostiques», rappelle le LIH. «Les allergies alimentaires sont montées en flèche au cours des deux dernières décennies et cette augmentation de la prévalence n’est pas près de s’arrêter. Au départ, il s’agissait surtout d’une maladie pédiatrique, mais aujourd’hui, de plus en plus d’adultes sont également touchés», ajoute de son côté le Dr. Annette Kuehn, du département des infections et de l’immunité.


Lokales, Pollenflug, www.pollen.lu, Pollen, Staub, Blüten, Frühling, Schnupfen, Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort

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Dans la nouvelle étude dirigée par cette dernière et le professeur Markus Ollert, en étroite collaboration avec le Dr. Morel-Codreanu, partenaire médical de l’Unité nationale d’allergologie-immunologie du Centre hospitalier de Luxembourg (CHL), l’objectif est de rechercher différents marqueurs biologiques dans le sang d’enfants soupçonnés d’être allergiques aux cacahuètes, tout au long d’une exposition contrôlée aux arachides. «Ce faisant, l’objectif des chercheurs est d’identifier des marqueurs qui leur permettraient de prédire comment un individu pourrait réagir à une exposition à l’arachide. Ces prédictions pourraient inclure non seulement si un enfant y réagit ou non, mais aussi avec quels symptômes et en fonction de quelle quantité d’arachides. Cela pourrait donc constituer un puissant outil de diagnostic pour le monde clinique, en supprimant la nécessité d’approches laborieuses et coûteuses.»

Des tests probants sur 26 enfants

Au total, 26 enfants d’un âge moyen de sept ans et demi ont été évalués, ainsi que sept adultes tolérants à l’arachide inclus comme témoins. Au vu des résultats, l’équipe a pu tirer des conclusions extrêmement encourageantes. «Tout d’abord, à partir des signatures immunitaires des volontaires, il a été possible de distinguer les personnes qui avaient ou non une réponse allergique. Dans le cas d’une réponse allergique, on constate généralement que les cellules immunitaires sanguines spécifiques ont tendance à être moins nombreuses, mais qu’elles expriment davantage de «marqueurs de localisation», ce qui indique que ces cellules sont mieux équipées pour pénétrer dans les tissus affectés et provoquer des symptômes», annonce l’étude. 


Aslin, a Longhaired Manx, sits next to her trainer Debbie Metz of Bethesda, Maryland, during the preview for the CFA-Iams Cat Championship in New York October 15, 2008.  The cat show runs through the weekend at Madison Square Garden and includes show cats, trained cats and rescued cats looking for a home.  REUTERS/Chip East (UNITED STATES)

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Un deuxième succès pour les chercheurs a été la capacité d’identifier des groupes d’enfants qui toléraient des doses plus ou moins élevées de cacahuètes avant de développer une réponse allergique, sur la base des variations de l’abondance de certains globules blancs et d’autres cellules immunitaires clés. «Les résultats ont même permis de déterminer si les symptômes ressentis étaient principalement liés à la peau ou au tractus gastro-intestinal. Ce type d’analyse pourrait donc s’avérer extrêmement utile pour le diagnostic et le suivi des réactions allergiques».

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