Voici les "4 fantastiques" qui ne connaissent pas la crise, tu peux oublier les GAFAM

Voici les “4 fantastiques” qui ne connaissent pas la crise, tu peux oublier les GAFAM

Les GAFAM, ou FAANG pour les anglo-saxons, sont les géants du numérique ; ces Big Tech ont longtemps été un investissement sûr, mais cette année, deux d’entre eux sont dans une mauvaise passe. Mais d’autres semblent inébranlables grâce à leur diversification. Voici les « quatre fantastiques » sur lesquels mise l’analyste Daniel Newman.

Réseaux sociaux, moteurs de recherche, smartphones et ordinateurs, e-commerce : les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), ce sont les géants du numérique, qui concentrent la majorité des actifs du secteur technologique et qui sont inévitables dans notre vie quotidienne. Les Anglo-saxons ont ajouté le N de Netflix à cet acronyme, en faisant FAANG (ou FAANMG), comme le streaming est aussi devenu une facette importante de l’univers de la tech.

En matière d’investissement, ces deux acronymes étaient longtemps considérés comme une valeur sûre. Depuis des années, ces mastodontes étaient en pleine expansion et alignaient les bons résultats. Mais en 2022, les choses ont changé.

Les maillons faibles de l’acronyme

Facebook, renommé Meta Platforms entretemps, a connu un très mauvais début d’année avec l’annonce d’une perte d’utilisateurs, une transition vers le métavers coûteuse et qui ne rassure pas les investisseurs, et une première baisse des revenus lors du deuxième trimestre. En plus, Tik Tok, le concurrent numéro 1, arrive au galop.

Netflix aussi a surpris le marché avec de mauvaises nouvelles, dont une double chute du nombre d’abonnés, et essaie tant bien que mal de se réinventer, en offrant des abonnements moins chers, mais avec de la publicité, en tentant de bloquer les partages de mots de passe, ou en développant une meilleure collaboration avec les cinémas. Selon certains analystes, le marché du streaming serait arrivé à saturation.

Au-delà de ces éléments, le contexte économique n’est pas favorable au monde de la tech, tous secteurs confondus. Avec l’inflation et la récession, les investisseurs retirent leurs billes de ce qui est encore considéré comme des paris plus risqués, pour les replacer dans des valeurs considérées comme sûres, comme les obligations d’État. Cependant, le contexte ne touche pas tous les acteurs de l’acronyme de la même manière.

« Grâce à la combinaison des bons produits, des bons marchés et d’une demande sans entrave qui dépasse largement toute détresse économique mondiale, certaines entreprises sont trop importantes pour être entravées par le ralentissement », écrit Daniel Newman, analyste principal auprès de Futurum Research, dans une opinion publiée par Market Watch.

« Les quatre fantastiques »

« Les quatre entreprises suivantes possèdent les ingrédients qui les rendront trop importantes pour échouer et, par conséquent, devraient rester surperformantes à long terme – même lorsque le commerce de la technologie est impopulaire », continue-t-il. Voici les quatre entreprises qu’il retient, et pourquoi.

Les revenus continuent d’augmenter pour Amazon, et ont même dépassé les estimations durant le deuxième trimestre. Pour la suite de l’année, la tendance à la hausse devrait continuer, estime le groupe, et l’analyste ajoute que le « Prime Day », journée de promotions importantes en juillet, a connu de bons résultats aussi. Les nouveaux services du groupe, comme le cloud et la publicité, voient également leurs revenus augmenter.

Les ventes, segment le plus important du groupe, augmentent cependant de manière plus lente que lors des records observés durant la pandémie. Ainsi, la société a dû réduire ses effectifs de près de 100.000 personnes – une décision qui a pu, néanmoins, rassurer les investisseurs.

Microsoft n’a pas atteint les estimations pour le deuxième trimestre, mais son chiffre d’affaires a tout de même augmenté par rapport au même trimestre, de l’année précédente. Pour l’analyste, son exposition dans le professionnel et dans le privé donne de la force au groupe « pour résister à toute tempête économique imminente ». Son segment cloud est également en progression, et dans un contexte de baisse de la demande pour les ordinateurs portables, Surface, le mélange entre la tablette et le PC que le groupe propose, ne voit pas sa demande chuter.

Apple a aussi dépassé les estimations pour le deuxième trimestre. Il y a des signes de ralentissement et une baisse des ventes dans le segment des ordinateurs et tablettes, mais celles de smartphones tiennent le cap, et ce malgré qu’un fournisseur important de micropuces pour Apple, Foxconn, a été confiné à Shenzhen en mars et en avril. L’analyste note encore que l’entreprise a réussi à se diversifier avec un segment des services et de contenu audiovisuel en pleine expansion.

Google, ou Alphabet comme s’appelle la maison-mère, n’a pas non plus atteint les estimations, mais le chiffre d’affaires reste en hausse (même si le bénéfice est en baisse). Le fait que les revenus de la publicité soient en augmentation a surtout rassuré les investisseurs, tout comme la croissance du segment du cloud.

Un dénominateur commun semble se dessiner dans cette analyse : la diversification paie. Le service cloud semble être un pari gagnant, ou les services en général. Dans la diversification, les revenus de la publicité peuvent croître aussi – là où Meta a vu les siens lui faire faux bond lors du trimestre passé. Pour Newman, ces quatre géants du numérique semblent parés contre la récession en devenir. Certes, les résultats du prochain trimestre pourront nous en dire plus. Reste à voir si à terme l’acronyme de GAFAM ou de FAANG sera voué à disparaître.


Disclaimer: cet article ne fait pas office de conseil, mais doit se lire à titre d’information. Investir comporte toujours des risques.

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